LIMACHEL est un jeune artiste burkinabè très talentueux qui manie l’art de passer le message musical avec plein d’émotions et d’enthousiasmes.
Team2Faso a décidé d’en savoir plus sur ce jeune prodige de la musique burkinabè. Nous vous livrons l’intégralité de notre entretien avec l’artiste. Lisez plutôt .

Team2Faso(T2F) : Bonjour Limachel ! Bienvenu dans notre agence, c’est un plaisir pour nous de vous recevoir.
Limachel : Je dis merci beaucoup à Team2Faso pour l’opportunité offerte. C’est une grande joie pour moi.
Team2Faso : Votre nom d’artiste est Limachel, alors quelle est votre nom à l’état civil ?
Limachel : Mon nom à l’état civil est Michaël d’où le nom d’artiste Limachel.
T2F : Comment vous êtes-vous retrouvé dans la musique ?
Lim : Euh !!Je crois que c’est peut-être le destin ou la volonté de Dieu parce que personne n’est chanteur chez moi voilà personne ni artiste. Tout jeune, j’avais mon papa qui était technicien de musique et quand j’étais au primaire, j’avais l’occasion de partir avec lui au travail les week-ends quand j’avais de bonnes notes. Donc, il travaillait dans un hôtel en Côte d’Ivoire donc il y’avait beaucoup d’artistes qui se produisaient en live. Donc aujourd’hui on me raconte que quand je partais là-bas e dérangeais beaucoup, moi je n’en avais pas conscience et puis voilà j’ai été aussi un peu avec ma grand-mère qui aimait aussi beaucoup chanter quand elle faisait le ménage de fois, voilà je me dis que c’est…Je justifie mon envie, ma passion de la musique par là. Sinon j’ai toujours été passionné, j’ai toujours chanté mais je n’avais jamais mis en tête que j’allais en faire un métier.

T2F : alors, parlez-moi globalement de votre carrière musicale.
Lim : Euh globalement, c’est étant jeune je chantais comme je le disais ici. Ca me plaisait de chanter avec mes potes, je dansais, je chantais. Même à l’école pendant les nuits culturelles je chantais, ballets, théâtres, j’étais dans presque tous. Petit à petit y’a des amis qui me disaient « tu sais que tu as une belle voix ? », tout temps on me le rappelait, que tu as une belle voix, une belle voix. Moi je prenais ça juste pour des compliments ça me plaisait juste. Et les gars mêmes partaient, m’efforçaient pour m’inscrire à des compétitions, j’ai toujours détesté les compétitions donc chaque fois je m’inscris, le jour de la compétition je disparais. Jamais là pour competire. Donc petit à petit j’ai croisé des grands frères qui étaient déjà artistes qui m’ont invité au studio pour écouter mes chansons et donner leur avis et puis finalement comme on dit, on ne peut pas échapper à son destin, j’ai dit bon si tu as ce truc qui est déjà apprécié, autant le mettre au service des autres. Si par ma musique je peux rendre les gens contents, je peux dénoncer certains trucs, ou bien je peux en tout cas apporter de la joie dans le cœur des gens, pourquoi ne pas en faire un métier ? Entre- temps ça avait pris une place tellement grande dans ma vie que je n’avais pas d’autre choix que de me lancer.
T2F : D’accords. Que représente donc la musique pour vous ?
Lim : Je veux dire toute ma vie, parce que ça ça … a une place vraiment vraiment importante dans ma vie. Parce que c’est le centre au fait même de ma vie. Parce que j’arrive plus à m’exprimer en chanson que dans la vie réelle ; que ce soit mes amours, mes déceptions, mes peines, mes douleurs, mes joies, j’arrive plus à m’exprimer en chanson ou bien sur scène ou bien avec en tout cas avec la musique que l’exprimer dans la vraie vie parce que suis pas du genre à m’ouvrir comme ça.

T2F : Ok. Alors combien d’albums avez-vous actuellement ?
Lim : Je suis à mon premier album, premier album sorti le 26 Février 2018 cela fait un an maintenant. Intitulé « attitude » dans lequel il y’a 10 titres plus un bonus, un album et des singles en collaboration avec d’autres jeunes de ma génération et voilà, d’autres chansons pêle-mêle des voix que j’ai posées avec des artistes tout tout tout.

T2F : Combien d’albums avez-vous sur le marché ?
Lim : Un
T2F : Donc le seul que vous avez pour le moment ?
Lim : Wouais
T2F : Quelle maison de production vous produit ?
Lim : Suis en contrat avec la structure Propulsion’Prod, qui est la structure en tout cas qui décidé de voilà, qui a vu en moi un talent et qui a décidé de m’accompagner dans l’atteinte de mes objectifs. Jusqu’à présent on est en collaboration.
T2F : Combien coûte un spectacle avec vous ?
Lim : Euh le coup d’un spectacle ? Le coup du spectacle dépend de…. Ça dépend de l’evènement, ça dépend de la qualité du spectacle que l’on veut. Par exemple si la personne veut un live, ça n’a pas le même prix que si la personne veut un playback. Ca dépend aussi de l’ampleur de l’évènement. Bon, la plupart du temps ce n’est même pas moi qui fixe les tarifs de mes spectacles j’un staff donc c’est avec eux que ça se passe donc moi je viens juste donner et faire ce que je sais faire, la musique ;
T2F : Etes-vous marié ?
Lim : Euh je ne suis pas marié, je suis toujours en quête de l’âme sœur.
T2F : D’accord. Avez-vous un enfant ?
Lim : Je n’ai pas d’enfant non plus. Mais j’espère que ça viendra. C’est un rêve.
T2F : Pourquoi ce retard ?
Lim : (rire…) parce que c’est un peu compliqué pour le moment. Je pense que non seulement je n’ai pas encore trouvé labonne personne, je trouve aussi que ce n’est pas le moment parce que voilà ma vie actuellement la musique occupe tellement de place que j’aurai du mal même à accorder du temps , bien suis n pleine construction. Donc je me dis que ce n’est pas encore le moment même si c’est des trucs qui nourrissent notre humanité. On est en train de cheminer vers ça et j’espère tomber sur la bonne et faire beaucoup d’enfants. (Rire…)
T2F : Est, ce que le cœur de Limachel est pris ?
Lim : Par la musique wouais (Rires…)
T2F : Est-ce que vous vous voyez être parmi les meilleurs artistes de votre génération ?
Lim : Ahhh là c’est compliquéee ! Euh en toute humilité, mon objectif n’est pas d’être le meilleur partout mais je veux être meilleur dans mon originalité, mon style de musique. Voilà je pense que ce n’est peut-être pas à moi de le dire, c’est aux gens d’en juger, de dire si c’est moi qui suis le plus talentueux ou le plus doué de ma génération. Tout compte fait c’est sûr que y’a beaucoup de jeunes comme moi qui sont talentueux et qui apportent beaucoup à la culture. J’espère en tout cas être parmi les meilleurs.
T2F : Comment sont vos relations avec les autres artistes ?

Lim : Je suis autant vrai dans la musique que dans la vraie vie. On ne peut pas être ami avec tout le monde. Je suis ami avec les gens dont nu avons le même état d’esprit, les mêmes façons de voir les choses, les mêmes rêves. Je ne traine pas avec un artiste parce qu’il est plus aimé ou parce qu’il a plu de potes ou parce que parce que parce que. Je traine avec un artiste parce que comme un être humain, nous partageons les mêmes valeurs, parce qu’artistiquement c’est une personne que je respecte, et que quand on est ensemble, on se nourrit artistiquement et humainement. Donc, en réalité je n’ai pas de problème avec aucun artiste, c’est juste que je suis plus proche de certains artistes.
T2F : De 0 à 10, quelle note donnerez-vous à la musique burkinabè ?
Lim : Pour être véridique, je dirai que notre musique est à O5. Parce qu’il y’a un très très gros travail à faire pour être au niveau des autres, des premiers. Parce que l’objectif n’est pas de rester à 05 mais d’être au niveau des autres, des premiers. Parce que l’objectif n’est pas de rester à 05 mais d’atteindre 10/10. Il y’ a donc un gros boulot à faire et il faut cheminer, par rapport à beaucoup d’autres pays, nous sommes en retard.
T2F : Quelle difficulté particulière avez-vous rencontré tout au long de votre carrière ?
Lim : Quand je commençais la musique, j’avais un rêve pour la musique burkinabè. Le plus difficile était de se faire accepter parce que les gens ont une mentalité selon laquelle pour avoir du succès il faut forcément chanter en mooré. Il fallait donc que je convainque les gens qu’avec mon style de musique qui n’est pas entièrement moorephone, je pouvais faire kiffer les jeunes burkinabè et les jeunes d’autres pays. Ce qui compte c’est d’exporter, pas seulement faire plaisir au burkinabè mais influencer d’autres jeunes des autres pays. Donc, c’était ça le plus difficile et je ne dis pas que j’ai encore réussi le pari mais à l’extérieur et ici au Burkina, beaucoup de personnes apprécient le travail et beaucoup de mélomanes .IL reste à bravé ce problème afin que plus aucun artiste ne rencontre cette difficulté.
T2F : Quel artiste musicien écoutez-vous en dehors de votre musique ?
Lim : Beaucoup d’artistes. J’écoute Alif Naaba, Awa Sissao, Amity Meria, Smarty, Bill Aka Coka, Nabalum, Will be black. Il y’en a tellement que je kiffe. Ce sont des artistes que je respecte, qui font du bon travail.
T2F : Avez-vous un mot à dire à l’endroit de vos mélomanes burkinabè ?
Lim : Il ne faut pas attendre que les artistes que vous aimez soient validés par d’autres pays, par d’autres gens avant de dire que c’est notre artiste. Quand vous aimez un artiste, il faut le soutenir, et pour le soutenir, c’est naturel, c’est de s’abonner àsa page, venir à ses concerts… Il y’a des artistes ici qui n’ont rien à envier coté talent à un artiste d’ailleurs. C’est juste le soutien et la mobilisation autour qui font la différence. Il faut briser les barrières de la complexité et être fier des bons produits que nous avons.
T2F : Limachel a-t-il un dernier mot ?
Lim : Mon dernier mot c’est de dire merci à team2faso de m’avoir reçu, de m’avoir donné l’occasion d m’exprimer. Merci à tous ceux qui écoutent mes chansons et suis content de vous avoir. Merci beaucoup, on est ensemble et j’espère que nous pourrons faire de notre culture quelque chose de grand dont les gens s’inspirent.


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