
La 4e édition du dépistage gratuit du cancer de sein et du cancer du col de l’utérus a été lancée ce vendredi 18 octobre 2024, à Ouagadougou, au sein du Centre Médical Général Aboubacar Sangoulé Lamizana. Ce dépistage gratuit a pour objectif de contribuer à la réduction des décès liés aux cancers féminins.
Dans une ambiance chaleureuse, marquée par une décoration rose en référence au mois d’Octobre Rose, le service gynécologique du Centre Médical Général Aboubacar Sangoulé Lamizana accueille les femmes dans le cadre d’une campagne de dépistage gratuit des cancers du sein et du col de l’utérus.
Cette campagne s’adresse à toutes les femmes ayant déjà commencé une vie sexuelle. D’après le Médecin Lieutenant-colonel Naré Yaobyéllé Béatrice, gynécologue-obstétricienne, les femmes de moins de 50 ans sont particulièrement ciblées pour le dépistage du cancer du col de l’utérus, car au-delà de cet âge, d’autres examens sont plus adaptés.

(Médecin Lieutenant-colonel Naré Yaobyéllé Béatrice, Gynécologue-obstétricien)
L’objectif est de réduire la mortalité liée aux cancers féminins en les détectant tôt, à un stade où les chances de guérison sont plus élevées. Pour cette 4e édition, le programme inclut des consultations gynécologiques gratuites, le contrôle de la glycémie, la prise de la tension artérielle, ainsi que des séances de sensibilisation aux IST et au VIH.
Pour le cancer du sein, l’accent est mis sur la sensibilisation aux facteurs de risque et l’apprentissage de l’autopalpation. Un examen clinique est réalisé et, en cas de signes suspects comme des nodules, des examens complémentaires sont prescrits avec un suivi médical jusqu’au diagnostic.
Safiatou Bambara, une bénéficiaire, témoigne : « Je suis venue faire le dépistage pour connaître mon état de santé. Ceux qui le font savent ce qui se passe dans leur corps. »

Safiatou Bambara, commerciale, est l’une des femmes qui a bénéficié de ce dépistage gratuit.
Les éditions précédentes montrent une participation croissante : 500 femmes dépistées lors de la première édition, 1 000 à la deuxième, puis 1 500 à la troisième. La 4e édition vise également 1 500 femmes, avec un taux moyen de 5 % de lésions détectées.
La campagne, lancée le 18 octobre 2024, se poursuit jusqu’au 22 octobre, dans le cadre du plan annuel de travail des forces armées nationales, en partenariat avec l’UNFPA. Depuis 2018, ce partenariat permet d’inclure les services de santé reproductive dans les soins offerts par les structures sanitaires militaires.








