1 février 2026
 Image d’illustration

L’Observatoire Burkinabè des médias (OBM) a présenté, ce samedi 19 octobre 2024 à Ouagadougou, son premier rapport général de 2024 portant sur l’observation interne des médias. Du contenu du rapport, il ressort que les médias du Burkina Faso sont empreints de plusieurs manquements professionnels allant de la déontologie jusqu’à l’absence de pluralité dans les débats.

Le rapport 2024 de l’observatoire Burkinabè de médias

Au niveau de la presse écrite, ce qui est reproché aux professionnels de l’information, c’est l’absence de la déontologie et de la justice dans le traitement de l’information. Sans citer un média en particulier, les observateurs de l’OBM ont révélé que des titres de presse écrite ont fait l’objet de poursuites en justice pendant la période de 2023 et 2024. Dans ses articles polémiques, Dr André Marie Bernard Pouya, a fait comprendre que les plaignants ont mentionné les délits de diffamation, d’injures et d’atteinte à l’honneur.

A en croire les membres de l’OBM, les émissions interactives et les débats sur les radiodiffusions et les télédiffusions manquent de contradiction et de pluralité de la part des invités. Ils estiment que la position des débatteurs est déjà connue. A côté de cette difficulté, ils ont ajouté que bon nombre d’animateurs des émissions interactives ont une faible maîtrise de leur travail.

Toujours dans la présentation du rapport, l’OBM a fait savoir que la crise sécuritaire a profondément affecté le secteur des médias. En guise d’exemple, ils ont cité les arrestations de certains journalistes et des invités, le tout couronné par la suspension de certaines émissions interactives. Au-delà de la presse nationale, Dr André Marie Bernard Pouya, a ajouté que certains médias internationaux ont fait l’objet de suspension momentanée par les autorités burkinabè.

Le présidium de la cérémonie de restitution du contenu du rapport 2024

Malgré ce contexte difficile, ce sont une vingtaine de presse burkinabè qui continuent à fonctionner, a-t-il fait savoir. Cependant, il a fait observer que la majorité des médias se contente de diffuser les comptes rendus des services de communication des ministères. Ils ont aussi constaté que la presse est faiblement impliquée dans les activités des grandes institutions et elle se contente de diffuser.

« Dans ce cas, quel crédit accorder à tout ce qui est dit dans ses productions ( le média, NDRL). La crédibilité des médias ne risque-t-elle pas alors d’en prendre un coup ? La plupart des médias ne prennent pas d’initiatives pour approfondir les sujets qui le méritent », a-t-il précisé.

De ce fait, les élaborateurs du rapport ont émis des recommandations. L’une de ces recommandations sera l’organisation périodique d’une rencontre entre le gouvernement et les hommes de média sur la politique de communication dans ce contexte de guerre. Le renforcement des capacités des journalistes sur la médiatisation des activités sur le front militaire est aussi l’une de leurs préoccupations. Sur le volet des fautes professionnelles, l’OBM a préconisé l’organisation périodique de conférences de rédaction. A cela, ils ont aussi ajouté le renforcement des capacités rédactionnelles des journalistes.

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